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  • Stéphanie Allard

On Décampe en Nouvelle-Écosse - Jour 3 - Pleasant Bay -> Indian Brook


Après le déjeuner, on ramasse nos choses et on se prépare pour une randonnée sur le sentier Skyline qui semble t'il est un must et offre une vue imprenable sur l'océan. Selon nos informations, la randonnée est relativement facile et se fait même bien avec une poussette, ce qui nous convient parfaitement avec nos jeunes enfants et ma grossesse. On salue donc nos hôtes et on quitte l'auberge en revenant sur nos pas sur une vingtaine de kilomètres jusqu'à l'accueil du sentier.

Sur place, nous avons le choix entre un aller-retour d'environ 6,5 km ou une boucle de 8,2 km. Comme les deux options mènent au promontoire, nous optons pour le chemin le plus court ne sachant pas trop comment les enfants vont réagir même si nous amenons la poussette et le sac de randonnée pour les reposer au besoin. Le paysage change souvent tout au long du sentier et nous offre à l'occasion de magnifiques vues sur la Cabot Trail qui semble minuscule au loin. Le sentier est bien aménagé, il y a quand même un bon achalandage, ce qui réduit ma peur de nous trouver seuls face à un coyote et les filles s'amusent à saluer les gens que nous croisons.

Rendus au bout du sentier, la vue est saisissante malgré le ciel un peu couvert. Je n’imagine même pas à quel point ça doit être magnifique au coucher du soleil. Nous prenons le temps d'admirer la vue, de prendre des photos, de nous reposer un peu et de manger une collation avant de rebrousser chemin, car nous voulons faire un bon bout sur la Cabot Trail encore et nous ne savons toujours pas où nous allons dormir ce soir.

De retour sur la Cabot Trail, on s'arrête une dernière fois à Pleasant Bay pour dîner à un tout petit restaurant où une jeune femme assure à elle seule la préparation et le service derrière son petit comptoir. On y mange bien sûr des mets locaux alors on se laisse tenter par un sandwich au homard avec salade de pâtes. Le service est long, il y a plusieurs personnes qui attendent sous un soleil plombant, mais on comprend la situation et on sympathise avec notre gentille hôtesse qui se démène seule. Pendant l'attente, des poules se promènent sur la terrasse, ce qui amuse les filles et fait passer le temps. On repart ensuite vers on ne sait où et on s'arrête souvent en raison des nombreux travaux d'asphaltage sur cette portion boisée de la route et aussi pour admirer le paysage lorsqu'on retrouve enfin l'océan.

Coups de coeur pour le secteur d'Ingonish et ses belles plages. Nous souhaitons d'ailleurs y passer la nuit, mais sans succès car les campings sont tous complets. Notre seule chance serait dans un '' Overflow '' pour 20 $, c'est à dire sur un terrain vague utilisé lorsqu'un camping est plein. Celui proposé n'avait aucun service, pas même une toilette alors nous décidons de poursuivre notre route pendant que je fais des appels pour trouver un site quelque part. Je finis par réserver le dernier disponible au Cabot Shores à Indian Brook à environ 45 minutes de route. Celui-ci est sans service, mais comme il s'agit d'un centre de villégiature, on se dit que nous aurons accès à des commodités. Sur le chemin, on arrête dans une petite épicerie pour acheter de quoi souper. Rendus au Cabot Shores, on nous accueille au pavillon principal qui sert à la fois d'auberge, de restaurant et d'aire de vie. L'endroit semble bien, un peu '' hippie '', mais on aime ça. On y trouve des chambres dans l'auberge, des chalets, des yourtes et des sites de camping. On peu y pratiquer des activités de plein air et des activités nautiques comme le canot et le kayak. Surprise, on ne paie pas pour le site, mais pour le nombre de personnes, soit 18 $ par adulte et 10 $ par enfant, plus les taxes même si le site est sans services. Nous trouvons cela cher pour du sans service, mais comme nous sommes dernière minute, ça fait partie de la '' game '' disons. Deuxième surprise, une fois stationnés à l'endroit indiqué, nous réalisons que nous devons faire du portage sur environ 200 mètres jusqu'à notre site sur un sentier bourré de roches et de racines qui longe une rivière. Un couple de québécois qui nous remarque avec les enfants vient nous offrir de l'aide, ce qui est grandement apprécié, car nous devons faire plusieurs allés-retour. Comme la noirceur arrive et qu'on commence à avoir très faim, ce qui alimente un peu notre impatience et notre frustration, on se dépêche à monter la tente. Marc-André doit retourner vers l'auberge en voiture pour aller chercher de l'eau avec notre cruche pendant que je nous installe pour le souper sur une table complètement pourrie qui menace de s'effondrer au moindre mouvement. Pour couronner le tout, la toilette sèche, ou plutôt la bécosse est tellement loin que je me résigne à ne pas y aller et plutôt utiliser la nature qui nous entoure, de toute façon la porte ne ferme même plus. Finalement, on se dit que ça fait partie du trip, que ça ne peut pas toujours être parfait et on termine la soirée tranquille autour du feu en se disant qu'on quittera tôt au matin sans profiter du site, même s'il semble y avoir des trucs intéressants à faire et que l'expérience est agréable aux dires de voyageurs que nous croisons. Pour le lendemain, nous souhaitons trouver un camping un peu plus familial où nous séjournerons deux nuits afin de profiter de la place sans rouler et où les filles vont pouvoir s'amuser.


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© 2018 par Stéphanie Allard Photographie